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Non, tout travail ne mérite pas salaire…

salaire d'un dollar

Non, tout travail ne mérite pas salaire…

L’entrepreneuriat est une magnifique et difficile entreprise pour la personne qui a été salariée… Il y a notamment un gros nettoyage de nos schémas de fonctionnement et de croyances au fil des mois, années et au gré des difficultés, plus que des succès d’ailleurs…

Des croyances sur le travail, sur l’argent, la valeur que nous nous donnons…

Et notamment, on découvre beaucoup de choses à travers cette petite phrase « toute bête » qui est répétée haut et fort : « Tout travail mérite salaire ».

Elle est même répétée par des entrepreneurs ou artistes :

  • les graphistes qui doivent travailler gratuitement sur un appel d’offres et qui ne sont rémunérés que si leur création est retenue
  • des entrepreneurs qui se font « uberisés », sous-payés par des entreprises qui profitent d’un déséquilibre du marché (oui, uberisé sonne souvent comme vampirisé quand il est employé en France…)
  • des « concours photos » où les trois gagnants ont un prix et où les participants qui n’ont pas gagné cèdent tous leurs droits sur leurs photos sans contrepartie de l’organisateur
  • des artistes comme les dessinateurs de BD ou écrivains publiés par de grandes maisons d’édition qui n’arrivent pas à vivre de leur activité…
  • Le client qui n’a vraiment pas d’argent et qui vous demande de baisser vos tarifs… Et vous acceptez (au début de votre aventure d’entrepreneur) pour l’aider et vous faire de l’expérience… Et vous vous rendez compte qu’il a beaucoup plus d’argent que vous…

La liste est longue…

Un proverbe qui en dit long sur notre rapport au travail et à l’argent…

J’ai été pendant plusieurs années dans cette croyance que « tout travail mérite salaire ».

Ce qui impliquait des comportements que je regarde maintenant avec le recul et l’expérience comme assez complètement aberrants :

  • je travaille beaucoup (et pas de la bonne façon), donc je vais arriver à me payer…
  • notre ordinateur de bord interne (= notre système de valeurs et nos croyances) n’arrive pas à concevoir les revenus passifs (c’est-à-dire « je travaille une fois et je gagne de l’argent pendant plusieurs années en ne faisant quasiment rien »)

Gagner de l’argent sans travailler ?

Popularisés par Tim Ferriss dans son best-seller La semaine de 4 heures: Travaillez moins, gagnez plus et vivez mieux ! (je vous mets le lien vers Amazon – livre que je vous invite à lire de toute urgence si vous ne l’avez pas encore fait), les revenus passifs permettent de générer des revenus réguliers décorrélés de votre temps de travail. A l’inverse, le revenu actif est de façon grossière un « temps contre argent ».

Le revenu actif, c’est la majorité des entrepreneurs et tous les salariés…

Nos croyances sur l’argent et le travail, notre pire ennemi

Dans nos croyances par rapport à l’argent et au travail, il est important de regarder ce que notre environnement notamment familial nous a transmis.

Et un exercice amusant à faire est de :

  • noter spontanément les phrases qui vous viennent sur les mots « riche », « pauvre », « argent », « travail »
  • regarder les proverbes qui résonnent en vous (« ok j’ai déjà entendu cela et cela sonne comme ok »)

Ce qui est très « drôle », c’est quand je regardais les commentaires sur le livre La semaine de 4 heures qui explique justement comment passer de revenus actifs à des revenus passifs, des personnes écrivaient : « ce n’est pas possible en France », « c’est inapplicable chez nous ».

Or ce sont des croyances sur le fait qu’en France, on ne peut pas avoir des revenus passifs. C’est totalement faux. Mais si vous avez cette croyance, vous ne pourrez pas mettre en oeuvre un plan d’actions pour obtenir des revenus passifs.

Les croyances « limitantes » imprègnent notre cerveau et vont nous influencer dans nos actions pour que les faits viennent les conforter. Ce sont des sortes de programmations de notre cerveau qui s’auto-alimentent.

D’où l’importance de les identifier, puis de les désactiver quand elles nous bloquent dans nos projets professionnels… et personnels.

Pour finir sur ce thème, en France, le présentéisme (temps de présence excessif au travail) a été /est valorisé… Le cadre doit être plus de temps au travail que l’employé. Le chef de service doit partir en dernier… Sachant qu’il n’y a pas de lien entre efficacité et présentéisme… Allô quoi…

Le télétravail a du mal à s’implanter en France car on ne contrôle pas autant les salariés qui risquent de ne pas travailler en restant chez eux…

Quelqu’un qui a été salarié et qui se lance dans l’entrepreneuriat, va garder au début ses programmations de salarié…

Je travaille beaucoup, donc je vais arriver à me payer…

En fait, c’est une illusion…

A mes débuts d’entrepreneur, voici des erreurs que je faisais :

  • je faisais tout moi-même et ne m’appuyais pas sur des prestataires extérieurs… Je croyais que l’argent était « la » ressource rare. Et j’ai perdu du temps à faire moi-même de l’administratif, juridique ou autres.

Salariée pendant de nombreuses années, je n’avais pas à me préoccuper de savoir combien j’allais toucher à la fin du mois et si la société avait la trésorerie pour me verser mon salaire. Donc mon enjeu était de contrôler mes dépenses, avec les enfants, la crèche, la nounou et j’en passe. C’est aussi dans cet environnement que j’ai grandi puisque mon entourage familial était dans la fonction publique (profs, SNCF…). Et salariée dans le privé, j’augmentais mon salaire de façon anecdotique lors de l’entretien annuel ou en changeant d’employeur. C’était donc loin d’être ma préoccupation quotidienne. Donc l’inverse de l’entrepreneur…

Or le temps où je dois monter en expertise et faire la tâche, j’aurais pu mener des actions commerciales ou facturer des clients. Aujourd’hui, je suis convaincue que c’est le temps, la ressource rare de l’entrepreneur. Mais il fallait que j’éprouve cette réalité, que je désactive des croyances sur la peur de manquer d’argent. Et l’administratif, le temps passé sur les cartes de visite et autres sont une excuse pour ne pas se frotter au commercial pour beaucoup d’entrepreneurs qui commencent !!

Soyez orienté sur vos revenus, sur ce qui fait rentrer de l’argent.

Ne soyez pas obnubilé par vos dépenses !

  • ne perdez pas de temps (parfois des heures, voire journées) à chercher le meilleur prix pour gratter quelques euros. Vous avez un temps limité dans une journée: utilisez-le de façon intelligente ! et ce qui est trop chronophage et sans valeur commerciale, prenez un prestataire. Maintenant, je fais ainsi et recommande à mes clients de faire pareil.
    • Par exemple, sur la partie juridique qui est très chronophage dès qu’on a une société : LegalStart ou un autre prestataire en ligne (l’expert-comptable est souvent plus cher et moins réactif). J’utilise ce type de sites pour des modèles de contrat, CGV, convention, vie sociale… Cela évite de perdre du temps à chercher un modèle gratuit que je modifie, retouche, vérifie…
    • Pour des mini-missions: modèle de mentions légales, la retouche d’une photo, regardez 5euros.com.
    • Certains vont passer des heures à jongler avec différents emails pour rester sur des versions gratuites de logiciels professionnels. Au lieu de travailler à trouver de nouvelles missions…
  • Je cherchais des informations en ligne gratuites, des photos gratuites pour illustrer : au final beaucoup trop de temps passé pour un résultat que j’obtiens désormais en payant quelques euros pour obtenir le résultat en 10 minutes plutôt que deux heures…
  • J’avais du mal à payer pour me former car je voulais trouver par moi-même ou trouver du gratuit… Il vaut mieux investir un prix raisonnable dans une formation, plutôt que de perdre des jours à obtenir le même niveau de connaissance.

Mes conseils pour développer votre chiffre d’affaires

    • mon conseil n°1 : définissez le « prix » de votre heure par rapport à ce que vous voulez vous payer ou ce que vous facturez à vos clients. Et arbitrez le « gratuit » qui prend X temps par rapport à acheter un modèle, une photo ou une petite prestation.
    • mon conseil n°2 : déléguez ce qui a le moins d’enjeu. Le commercial est souvent le plus difficile à déléguer et le plus cher aussi à déléguer, sans avoir forcément les résultats escomptés.
    • mon conseil n°3 : investissez en vous. Vous méritez de vous former ! Si vous sentez que vous rencontrez des difficultés pour réaliser certains projets qui vous tiennent à coeur, l’appui du développement personnel et le cas échéant d’un thérapeute peut vous aider à faire de grands pas. (voir mon article sur le développement personnel quand on est entrepreneur)

Par exemple, vous démarrez votre activité. Si vous souhaitez vous verser un salaire de 1000 Euros / 1400 Euros chargés. Et que vous estimez votre temps de travail à 40h/ semaine, 170 h/ mois. Votre heure « vaut » 8 euros.

Ne pas payer 3 euros pour une photo sur un site payant et préférez passer deux heures pour trouver une photo gratuite, c’est un peu aberrant… En passant, je vous conseille : pixabay.com et pexels.com où les photos sont gratuites et pas mal !

Arrêtez de penser que vous dépensez trop : pensez chiffre d’affaires !

Au début, trop préoccupée par le niveau de mon compte en banque, j’arbitrais le : « déléguer » ou « passer une journée » pour par exemple, faire les formalités de transfert de siège social à l’aune de « ça va me coûter 150 Euros » si je passe par LegalStart.

En pratique, c’est « investir » 150 Euros pour gagner X euros de chiffre d’affaires car j’ai décidé à la place de faire moi-même une tâche à faible valeur, de mener des actions commerciales, mon référencement, ou de travailler sur mon site internet, ou de m’inscrire sur une plateforme type Malt ou Fiverr pour trouver de nouvelles missions. Donc travailler à développer mon chiffre d’affaires, donc mon « salaire » !

Ne plus penser que « tout travail mérite salaire », c’est devenir un entrepreneur qui ne pense plus et ne travaille plus comme un salarié, mais comme une personne aspirant à de la liberté financière.

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