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Vous expliquer ce que cela change d’« écrire pour le web »

Vous expliquer ce que cela change d’« écrire pour le web »

J’ai commencé mes premiers articles sur ce blog ou le webzine santé & beauté Cielsanté en écrivant de façon classique. Quelques uns de ces articles ont été correctement référencés. En cherchant à comprendre pourquoi, en me documentant, en échangeant avec des experts, j’ai compris qu’il fallait casser sa logique d’écriture pour bien écrire pour le web. Cela semble tellement évident aux personnes qui travaillent depuis longtemps dans le référencement, qu’il m’a semblé utile d’expliquer pourquoi « écrire pour le web » est différent et en quoi. Ce billet s’adresse aux personnes qui se lancent avec un objectif de référencement de leur site (e-commerce ou non), de leur blog.

Lors d’un échange avec Yann qui a le blog jefidelise.fr, j’ai essayé laborieusement de lui expliquer la révolution qu’avait représentée pour moi la logique d’écrire pour le web par rapport à écrire dans la vie professionnelle ou personnelle. Après plusieurs échanges, Yann, sémanticien de formation, s’est exclamé : « écrire pour le web, c’est une révolution copernicienne par rapport à l’écriture classique ».
En effet, c’est le contenu, le texte (et les légendes des photos) que vous écrivez qui va permettre aux moteurs de recherche de référencer la page de votre site ou blog et donc aux internautes de vous lire. Ce constat, cette façon d’analyser le contenu des moteurs de recherche ont des implications fortes sur la façon et l’état d’esprit dans lequel vous devez vous mettre pour écrire pour le web.

Pourquoi apprendre à écrire pour le web ?

Ce que je vais présenter s’applique à du contenu pour un blog, une fiche produit d’un site e-commerce, du contenu pour un site institutionnel…
Vous avez défini le sujet que vous souhaitez aborder dans votre article.
Nous sommes d’accord que le but que vous visez est que votre article soit lu et aide votre site ou blog à être mieux référencé sur les moteurs de recherche. De ma petite expérience, je vous invite à prendre le temps de vous former pour apprendre à écrire pour le web. Sinon, vos efforts de rédaction vont peu porter et vous allez vous essouffler rapidement.
Si vous écrivez pour le web comme vous le faîtes dans le monde professionnel, ou comme une rédaction pour l’école, il y a peu de chances que votre contenu soit identifié rapidement par les moteurs de recherche et donc les internautes.

Pourquoi ? Tentative d’explication avec une métaphore !

L’indexation Google et la bibliothèque : la révolution de l’indexation

Lorsque l’on cherche un livre dans une bibliothèque ou une librairie, les livres sont classés par genre (littérature française, littérature étrangère, philosophie,…), thème (loisirs, maison, enfance, management…), puis par auteur ou titre du livre.
J’ai envie de dire que quelque soit le contenu de l’ouvrage, vous pouvez ouvrir un ouvrage qui ne parle pas du tout de ce que vous cherchez, mais si le titre du livre, le résumé en quatrième de couverture et les autres indications sur sa couverture indiquent que c’est un livre sur le référencement naturel d’un site e-commerce, vous prendrez le livre en main car c’est ce que vous recherchez. Et  si le contenu est en fait un livre de cuisine (erreur de l’éditeur au moment de relier le livre ?), vous serez déçu… ou si le contenu ne répond quasiment pas à la promesse du titre, vous en serez aussi pour vos frais. Et c’est pour cela que l’on aime feuilleter un livre avant de l’acheter… On « scanne » le livre rapidement pour savoir si la promesse du titre est tenue.
Sur le web, ce travail du bibliothécaire ou libraire est réalisé par les moteurs de recherche, comme Google, Bing, Yahoo…
Et leurs algorithmes, leurs méthodes pour classer ont une autre logique que celle du bibliothécaire.
Sur un article de blog, sur une page web, il y a un titre, des sous-titres, du texte, des images avec des légendes, éventuellement le nom de l’auteur.
Le moteur de recherche va « scanner » l’article et s’intéresser au texte, au titre et sous-titres, aux images, puis à l’auteur. Il va chercher ce dont l’article parle en identifiant les mots-clés que les internautes vont lui demander et en mesurant le nombre de fois où ces mots clés sont répétés. Si le titre a son importance pour les moteurs de recherche, ces derniers ne vont pas s’arrêter là et vont s’assurer que tout le contenu de l’article parle bien du sujet avant de l’indexer.

Un exemple pour aider Proust à écrire pour le web sa recette de madeleine

Concrètement, vous cherchez une recette de madeleines ?
Le livre avec la recette de madeleine est rangé à « cuisine/ cuisine française/ desserts/ » et vous cherchez parmi les livres, vous vous laissez tenter soit par la notoriété de l’auteur, soit par le graphisme de la couverture ou la qualité des photos : un livre de recettes de Pierre Hermé, « madeleines sucrées, salées »…
Sur Google, l’internaute tapera « recette madeleine ». Basiquement, Google cherchera dans toutes les pages qu’il a indexées, les pages qui contiennent en titre « recette madeleine » avec un contenu où les mots « recette madeleine » sont souvent répétés.
S’il y a des photos dont le titre est « madeleine » ou « recette madeleine » sur cette page, le moteur de recherche en tiendra compte. Contrairement au livre, la qualité de la photo importe peu au moteur de recherche qui n’est pas à même de juger, de l’apprécier. Il lit en revanche la légende.
Si en plus, il y a des avis d’internautes qui commentent cette page et apprécient cette recette (« super recette de madeleines »), Google va d’autant mieux référencer cette page.
Si sur votre site, il y a plusieurs pages de recettes, voire de recettes de madeleines, Google va encore mieux indexer votre page.
En plus du titre de l’article de votre blog (le titre du livre), le contenu de votre page doit être pensé, rédigé, écrit pour le web.
Cela signifie par exemple que les accroches que sont les titres, ont un champ plus limité : elles doivent contenir ces mots clés et être suffisamment courtes (moins de 70 caractères en général).

J’ai introduit deux notions importantes avec cet exemple : savoir ce que cherchent les internautes et la notion de mot clé. Je les développerai dans d’autres billets.

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